
Aujourd’hui, je passe en revue ce que je considère comme le fleuron actuel de Cohiba. Il s’inscrit dans le cadre des célébrations des 55 ans de la marque (l’autre cigare commémoratif étant le Cohiba 55 Aniversario Edición Limitada, aux allures de Maduro).
Il s’agit d’un cigare de 56 × 175 mm (6⅞″) présenté dans une boîte de 20 cigares. Seulement 3 000 boîtes seront produites.
Merci à smoke.ch de m’en avoir donné un directement sorti de la boîte !

C’est le samedi avant le dimanche de Pâques et je suis d’humeur très détendue.
L’endroit est Kazba, un bar/café/restaurant agréable à Porto Rafti, en Grèce.

Il est environ 12h30. J’ai mangé des fraises et une banane au petit-déjeuner, donc mon palais est plutôt neutre. Comme d’habitude, je prendrai un double expresso et de l’eau gazeuse. Le cigare est assez grand, avec une belle couleur et un parfum très aromatique. La présentation est élégante, même si je n’aime pas trop devoir retirer plusieurs autocollants. La fabrication est impeccable.

Tirage à froid
Je commence par une coupe à l’emporte-pièce. Le tirage est correct, mais un peu serré à mon goût. Je passe à une coupe droite. Je ne sais pas si c’est mieux, mais je décide de ne pas la piquer ; elle reste dans mes limites 🙂 Le tirage à froid est doux et épicé. J’obtiens des notes de foin et de clou de girofle. Il est temps de l’allumer.

Premier tiers
Dès les premières bouffées, je sens que ce sera un excellent cigare. Le goût est très complexe : on y perçoit du clou de girofle, de la muscade, des notes florales et du foin. La rétrohaleine est assez importante ; elle révèle de nombreuses nuances supplémentaires. Il me rappelle un peu le Novedoso.
Il y a une saveur terreuse, herbacée et épicée qui engourdit la langue d’une manière très agréable.

Cela dit, il lui faut encore du temps. Les Novedosos que j’ai fumés avaient au moins cinq ans d’âge, tandis que celui-ci en a deux. Ce temps supplémentaire a donné au Novedosos un profil plus doux et plus harmonieux. Je me suis toujours demandé quel goût aurait le Novedosos avec une bague plus épaisse. Je pense que l’Ideal répond à cette question : à chaque bouffée, toutes les parties de la bouche reçoivent un flux de saveurs plus uniforme. Douceur.
Deuxième tiers
La combustion est uniforme – et waouh ! Le goût s’intensifie. Il est plus fort et plus sucré. On ne sait jamais avec les cigares cubains, mais celui-ci pourrait bien être meilleur que les Novedosos.

Mon café est légèrement acide et se marie très bien avec le cigare. Le problème avec les gros cigares, c’est qu’ils peuvent devenir lassants si le profil aromatique n’est pas complexe ou évolutif. Pas celui-ci !
Dernier tiers
Au début du dernier tiers, je sens un peu plus de muscade, ainsi qu’une pointe d’ammoniaque. Ce n’est qu’à la toute fin que je perçois un peu plus d’ammoniaque et une certaine amertume.

Conclusion
Ce cigare est déjà un délice en bouche. Il vous comblera pleinement. Mais si vous le laissez vieillir trois ans de plus avant de l’allumer, vous découvrirez probablement un meilleur équilibre, une teneur en ammoniaque réduite, une haleine plus douce et un profil aromatique plus intégré.

Note latérale : À mon avis, c’est un cigare bien plus savoureux que le Cohiba 55 Aniversario Edición Limitada.